Situé au carrefour de l’Europe et de l’Asie, la Turquie n’est pas seulement un carrefour géographique, mais aussi un point d’appui stratégique important pour les entreprises chinoises qui se lancent sur le marché international.
Le nom de notre entreprise a été approuvé, nous pourrons obtenir le certificat d’immatriculation la semaine prochaine. Depuis le début de l’année 2025, de plus en plus d’entrepreneurs chinois reoivent de bonnes nouvelles comme celle-ci dans les bureaux d’enregistrement commercial des villes turques telles qu’Istanbul et Ankara.
Avec la mise en uvre complète de la stratégie turque d’investissement direct étranger, ce pays qui relie deux continents attire désormais les investissements étrangers. Au premier trimestre 2025, les investissements directs étrangers (IDE) en Turquie ont augmenté de 89 % par rapport à l’année précédente pour atteindre 3 milliards de dollars.
01 Atouts d’investissement
La Turquie dispose d’atouts géographiques considérables, chevauchant l’Europe et l’Asie, possède d’abondantes ressources minérales, un environnement politique relativement stable et un système juridique solide, offrant ainsi des conditions favorables aux investissements étrangers.
En juillet 2024, le gouvernement turc a officiellement publié la stratégie turque d’investissement direct étranger (2024-2028), visant à porter à 1,5 % sa part dans les investissements directs étrangers mondiaux d’ici 2028.
Cette stratégie se concentre sur huit domaines prioritaires, notamment les investissements respectueux du climat, les investissements numériques et les investissements axés sur les cha?nes d’approvisionnement mondiales. La Turquie entend attirer des projets d’investissement direct étranger à forte valeur ajoutée, durables et favorisant la transformation numérique.
02 Choix du type de société
En Turquie, la société anonyme et la société à responsabilité limitée sont les deux principales formes d’entreprise.
En outre, le code de commerce turc autorise la création de sociétés de personnes (société en nom collectif, société en commandite simple et société en commandite par actions), de succursales et de bureaux de liaison.
Société à responsabilité limitée
C’est le choix privilégié par 90 % des petites et moyennes entreprises, en raison de sa structure simple et de sa gestion flexible.
Le capital social minimum est de 50 000 livres turques. Convient aux start-ups, aux entreprises commerciales et aux établissements de succursales.
Les associés peuvent être tenus personnellement responsables des dettes publiques en cas de défaut de la société et d’insuffisance d’actifs.
Société anonyme
Les établissements financiers, les compagnies d’assurance et les entreprises souhaitant être cotées en bourse doivent adopter cette forme.
Le capital social minimum est de 250 000 livres turques. La responsabilité des actionnaires est limitée à leur apport en capital.
Elle nécessite la mise en place d’une structure rigoureuse d’assemblée générale et de conseil d’administration, avec une gouvernance plus formelle.
Les sociétés de personnes conviennent aux entreprises familiales ou aux entreprises à partenariat étroit, les associés étant indéfiniment responsables des dettes sociales.
Les succursales sont adaptées aux entreprises ayant déjà une activité internationale et souhaitant s’implanter sur le marché turc. Les bureaux de représentation sont destinés aux études de marché et aux contacts, et ne peuvent pas exercer d’activités commerciales directes.
03 Calendrier d’immatriculation
Le délai d’immatriculation d’une société en Turquie dépend principalement du type de société et de l’exhaustivité des documents de demande.
En règle générale, l’ensemble du processus d’immatriculation peut prendre de quelques mois à six mois.
Si les procédures se déroulent sans encombre, les étapes clés de l’immatriculation peuvent être achevées en 7 à 10 jours ouvrables.
De la pré-validation du nom à l’achèvement de toutes les formalités, le processus global peut être divisé en six étapes.
La pré-validation du nom prend 3 à 5 jours ouvrables : il faut soumettre des noms de remplacement sur le site web du registre du commerce turc.
La préparation des documents et la légalisation prennent généralement 1 à 2 semaines, incluant la rédaction des statuts de la société et la légalisation des documents étrangers. Les documents étrangers doivent être légalisés par les consulats turcs.
L’ouverture d’un compte bancaire temporaire prend environ 1 semaine, nécessitant le dépt de 25 % du capital social.
La soumission de la demande d’immatriculation peut prendre 2 à 3 semaines : il faut présenter l’ensemble des documents au registre du commerce.
L’enregistrement fiscal et l’obtention des licences prennent généralement 1 semaine : obtention du numéro de taxe et du numéro de TVA.
La publication et l’enregistrement final prennent également environ 1 semaine : les informations relatives à la création de la société sont publiées au Journal officiel du registre du commerce.
04 Procédure détaillée d’immatriculation
En Turquie, pour immatriculer une société, toutes les transactions d’enregistrement des sociétés, quel que soit leur type, sont effectuées via le système MERS?S. Il s’agit d’un système d’enregistrement central qui enregistre et stocke les informations et données des entités commerciales.
Lors de la soumission des documents d’immatriculation via le système MERSS, les statuts de la société doivent être rédigés en turc.
Les investisseurs étrangers doivent d’abord obtenir un numéro d’identification fiscale, nécessaire pour ouvrir un compte bancaire afin de déposer le capital social. 0,04 % du capital social de la société doit être versé sur le compte de l’Autorité turque de la concurrence.
Pour les sociétés anonymes, 25 % du capital social doit être libéré avant la création de la société, les 75 % restants devant l’être dans les deux ans suivant la création.
Pour les sociétés à responsabilité limitée, le capital social doit simplement être libéré dans les deux ans suivant la création.
Après examen de la demande d’immatriculation, le registre du commerce publie l’annonce d’immatriculation de la société au Journal officiel du registre du commerce dans un délai de 10 jours.
05 Atouts et défis
La Turquie permet une propriété étrangère à 100 %, sans obligation d’avoir un sponsor local. Elle a signé des conventions de non-double imposition avec 85 pays, dont la Chine.
La Turquie a mis en place un système de livres comptables électroniques. à compter du 1er janvier 2026, le registre des actions des sociétés nouvellement créées devra être géré via ce système.
Pour les entreprises chinoises cherchant à se développer sur le marché européen, la Turquie offre une plateforme idéale. Cependant, le système juridique et fiscal turc étant assez complexe, il est conseillé de faire appel à une assistance professionnelle.
Tous les documents juridiques doivent être traduits en turc et légalisés par un notaire.
Après l’immatriculation, la société doit ouvrir un compte professionnel dans une banque turque. En raison des réglementations strictes en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, cette étape peut être l’une des plus difficiles pour les investisseurs étrangers.
Après avoir ouvert le compte bancaire de leur société turque, de nombreux entrepreneurs chinois découvrent que leur société a été publiée au Journal officiel turc, faisant désormais partie intégrante de l’économie de ce pays qui chevauche l’Europe et l’Asie.
Les agents de l’administration fiscale locale se déplacent personnellement à l’adresse enregistrée pour vérifier l’existence réelle de la société. Le système de facturation électronique de la société doit être entièrement intégré à l’administration fiscale turque ; les factures papier appartiennent ici au passé.
Sur le marché turc, chaque nouvelle société étrangère est comme une graine semée dans ce terreau fertile qui relie l’Orient et l’Occident.